Homophobia
C'est en parcourant le site de Têtu que ce souvenir m'est revenu.
Le souvenir d'une vie bâclée par l'intolérance des autres , d'une jeunesse persécuté par la haine silencieuse des faibles, d'un rejet de soi amorcé par cette atroce réalité du genre humain ...
L'homophobie, la haine des êtres qui aiment leur semblables
Ce miasme à failli très souvent me conduire au suicide, tout le temps il m'a aliéné, même possédé, pour finalement devenir mon pire ennemi. Je ne m'étendrais pas sur ce sujet maintenant, mais sachez tous une réalité : là où chacun de vous pouvait librement se construire et s'imposer dans ce monde, moi, Jérôme, 20 ans, en sortant d'une journée harassante de la chaîne de production de Renault-Sandouville , je réalisais que ma vie n'était qu'un mensonge lugubre et destructeur. Ce soir là dans le car qui me ramenait chez mes parents, j'ai réalisé que je devais admettre l'évidence, au delà de la peur terrible qu'elle suscitait, que j'étais et resterais toute ma vie Gay. Une libération absolue découlait de cette pensée, mais également un fait qui m'avait tout autant poussé au reniement de mon âme : la peur de mourir.
Oui, juste la peur de mourir
Mourir tabassé par des connards si je les avais regardé dans les yeux avec envie
Mourir flingué par un péquenaud que sa propre homosexualité tyrannise, balayant d'une balle le vent discordant de la liberté que je représente
Mourir seul et de façon violente, tout ça parce que je décidais enfin de n'être que moi, de finalement vivre dans ma lumière
Mourir aux yeux de mes proches, dans leur cœurs et leur esprits
Mourir aux yeux de ma mère, seule et unique marque d'indéfectible amour dans ce monde
C'est ça que vous, "hétéros" ne réalisez pas : nous avons peur de votre haine, de mourir de votre main ignare
Moi je n'ai pas réussis à être un ado heureux, non pas parce que je n'avais pas de courage, non, mais parce qu'il fallait que je trouve la force de vaincre l'ombre de ma mort pour vivre parmi les loups.
Honte à vous d'avoir cautionné pareille terreur, honte à vous de vouloir vous nommer "humain". Que celui qui me veut mort voit la bête enragée derrière ses yeux, qu'il palpe de ces doigt les traits de l'Immonde.
C'est un fait, nous avons peur de vous, vous êtes notre mort...
Et c'est une chose qui elle est intolérable !!
Commentaires
yop man!super cette petite illustre...un ptit côté seul contre tous cheveux au vent...j'aime beaucoup!
Je ne commenterais pas ce texte, vu que je fais partis des loups, mais sache que cela ne m'empêche pas d'apprécier ton travail!
c'est toujours un plaisir de venir jeter un œil sur ton blog.