tu m'as blessé, pas par trahison ou par méchanceté mais par absence de jugement et plaisir de te saccager...

je le vois et le sens en toi, l'enfant qui crie et agite frénétiquement les bras

pourquoi continuer à dériver ?

et moi qui dans ces récifs croyais savoir naviguer, je me brise, et coule, coque éventrée

j'aimerais pouvoir ne rien être et que tu ne représente que ça, cette amitié si chère

mais en moi je ne peux pas, parce que tu es plus, et ça je ne peux pas juste l'éluder par une danse folle ou une soirée bien arrosée

et pourtant seul le coeur bande et jouit à ton contact

comment est ce possible ? moi le cartésien, amoureux des choses freudiennes je n'y comprends rien

ne devrais-je pas juste me consumer de plaisir à mesure que cette frustration grandit ?

non

pour la toute première fois de ma vie, la toute première

seul mon coeur frémit

lointaine sensation de satisfaction et de bonheur

qui dans tes sottes dérives , meurt

coeur_brise.jpg

on dira de moi que je suis idiot

que j'ai tout gaché dans ces mots

que ma prose est mielleuse et sans ton

mais rien à foutre garçon

je t'aime et je ne peux pas juste le cacher

et maintenant, je prie pour ne pas tout avoir brisé