et voilà !! après une longue attente je peux vous montrer mon illus double page pour IG, sur le thème des 7 premiers FF enjoy
Homophobia
C'est en parcourant le site de Têtu que ce souvenir m'est revenu.
Le souvenir d'une vie bâclée par l'intolérance des autres , d'une jeunesse persécuté par la haine silencieuse des faibles, d'un rejet de soi amorcé par cette atroce réalité du genre humain ...
L'homophobie, la haine des êtres qui aiment leur semblables
Ce miasme à failli très souvent me conduire au suicide, tout le temps il m'a aliéné, même possédé, pour finalement devenir mon pire ennemi. Je ne m'étendrais pas sur ce sujet maintenant, mais sachez tous une réalité : là où chacun de vous pouvait librement se construire et s'imposer dans ce monde, moi, Jérôme, 20 ans, en sortant d'une journée harassante de la chaîne de production de Renault-Sandouville , je réalisais que ma vie n'était qu'un mensonge lugubre et destructeur. Ce soir là dans le car qui me ramenait chez mes parents, j'ai réalisé que je devais admettre l'évidence, au delà de la peur terrible qu'elle suscitait, que j'étais et resterais toute ma vie Gay. Une libération absolue découlait de cette pensée, mais également un fait qui m'avait tout autant poussé au reniement de mon âme : la peur de mourir.
Oui, juste la peur de mourir
Mourir tabassé par des connards si je les avais regardé dans les yeux avec envie
Mourir flingué par un péquenaud que sa propre homosexualité tyrannise, balayant d'une balle le vent discordant de la liberté que je représente
Mourir seul et de façon violente, tout ça parce que je décidais enfin de n'être que moi, de finalement vivre dans ma lumière
Mourir aux yeux de mes proches, dans leur cœurs et leur esprits
Mourir aux yeux de ma mère, seule et unique marque d'indéfectible amour dans ce monde
C'est ça que vous, "hétéros" ne réalisez pas : nous avons peur de votre haine, de mourir de votre main ignare
Moi je n'ai pas réussis à être un ado heureux, non pas parce que je n'avais pas de courage, non, mais parce qu'il fallait que je trouve la force de vaincre l'ombre de ma mort pour vivre parmi les loups.
Honte à vous d'avoir cautionné pareille terreur, honte à vous de vouloir vous nommer "humain". Que celui qui me veut mort voit la bête enragée derrière ses yeux, qu'il palpe de ces doigt les traits de l'Immonde.
C'est un fait, nous avons peur de vous, vous êtes notre mort...
Et c'est une chose qui elle est intolérable !!
comme un ado
j'écris comme un ado, le genre qui s'épanche à l'infini sur la misère de sa pauvre vie.Je rattrape ce temps que je ne me suis jamais accordé.ça m'aide à murir d'écrire, c'est con mais plus je le fais, plus j'aime ça, comme le sexe qu'il parait héhé...
je m'étais dis que je ne me servirais de ce blog que pour des illustrations, et beaucoup me reprocheront de vomir des mots plutôt que des images, mais j'en ai marre de ne faire que de dessiner les même choses en boucle, j'ai aussi besoins de les dire et ça fait parti de mon art à moi, c'est ma part humaine, quelle vous plaise où non, quelle me plaise ou non.
j'ai toujours vu l'écriture comme un exercice agréable mais incomplet, je ne pouvais pas écrire l'expression sur mes yeux ou la tristesse de mon visage.C'est surement pour ça que longtemps le dessin est resté la seule solution à ma peine, pour que les autres voient que je n'allais pas bien, que je voulais tout détruire.et puis jusque récemment c'est l'inverse qui s'est produit, le dessin ne remplit plus sa part catharsique, j'ai besoins d'écrire pour hurler les choses qui me taraudent.
je le fais aussi pour le dessin, pour ne plus tourner en rond et trouver une forme de libération
alors pardon à tous ceux que ça emmerde de me lire, c'est malheureusement comme ça que je vais créer désormais, en parlant de ce que le cœur ne peut plus illustrer
maintenant je vais écrire sur ma vie et mes questionnement, comme le font tous les ados de 27 ans...
qui sommes nous, Nous....
Qu'est ce qu'on est nous?
Quel est notre place humaine dans ce monde d'obligations et de règles ?
on va pas me faire croire qu'on est nés pour suivre la route tracé par d'autres ?
et pourtant c'est ce que l'on attend de nous tous, du matin jusqu'au soir. Quand la voix de l'Etre est faible, fragilisé et vacillante, c'est à ce moment précis, lorsque l'on crève d'envie d'avoir la paix, au moment même où on recherche un autre chemin que ces bâtards nous cueillent.
ils n'ont pas le masque du Mal , ni même ses intentions, mais tout aussi perdus que nous le sommes ils vampirisent et tuent pour écarter la peur que suscite nos propres errances. c'est comme ça que notre chère et tendre société nous veut, fragiles et égarés, pour qu'aucun ne regarde la vérité, que personne ne voit à quel point tout ça n'a jamais eut de véritable réponse et donc de véritable sens.
on est tous désœuvrés face à tant de souffrances et d'absurde, mais aucun de nous ne peut agir, ça va à l'encontre de la petite tranquillité à laquelle on aspire, et ça aussi c'est voulu comme tel.Chaque pensée est conditionné pour garder l'individu timide, arrangeant.....on nous reproche une oisiveté pleinement consentie. on joue le jeu malsain de la victime séquestrée et brisée, qui ne souhaite plus qu'une chose : que ça s'arrête pour de bon !
ou alors, on cherche un sens
et quand on cherche un sens on trouve le vide, cette partie vide en nous, cette absence.Un manque d'amour ? de reconnaissance ? d'expression ? de création ?
de là on ne cesse plus ce voyage torturé pour Trouver.Moi , je le vois comme un vaste jardin avec un arbre au centre où je pourrais enfin me reposer et me sentir libre,être moi, mais j'aimerais qu'il y ait un autre avec moi dans ce jardin. C'est là que mon rêve est douloureux, je ne sais pas comment atteindre l'un ou l'autre. Lequel en premier ? lequel me donnera l'autre ? est ce que l'un n'est pas l'autre tout bêtement ? dois je sortir dans un bar tous les soirs pour trouver l'homme de l'arbre ? dois je construire le jardin pour qu'il y vienne, comme attiré par toutes les lumières que j'y aurais mise ? ais-je la force de mettre toutes ces lumières ?
beaucoup de questions et une seule réponse : STOP !!
c'est ce rêve qui me fatigue plus que n'importe quelle autre forme de soumission quotidienne. Tyrannisé comme tant d'autres je veux trouver coûte que coûte une sortie, dépensant une énergie folle à combattre mes peurs, à tenter de changer mon corps. Tout ça pour du vent, du vide, un gosse qui agite les bras sans ne plus savoir pourquoi. Voilà le cercle à briser, la chaine à détruire. ne plus dire oui aux autres et à ses angoisses. Refuser et avancer sur sa propre voix !! ne trouver l'énergie que de ça !!!
c'est la seule chose qui doit être faites
...
mais si moi je crois être comme ça, toi, tu es qui, Toi ?
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